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Attention au coup de chaud! Imprimer Envoyer
Écrit par Dr Patrick Duchesnay   
Samedi, 13 Juin 2009 10:00

Les beaux jours arrivent (du moins on l’espère..), et il va falloir se méfier du soleil. Si celui-ci est l’ami du vélivole, il sait aussi lui être néfaste pour peu que le pilote ne s’en protège pas. Bien sûr, le pilote a pensé au bob et aux lunettes teintées, mais il est une complication moins connue que l’insolation, qui peut atteindre non seulement le pilote, mais aussi  le starter qui reste au sol, le treuillard dans sa guitoune, ou même l’accompagnant.

 

Les beaux jours arrivent (du moins on l’espère..), et il va falloir se méfier du soleil. Si celui-ci est l’ami du vélivole, il sait aussi lui être néfaste pour peu que le pilote ne s’en protège pas. Bien sûr, le pilote a pensé au bob et aux lunettes teintées, mais il est une complication moins connue que l’insolation, qui peut atteindre non seulement le pilote, mais aussi  le starter qui reste au sol, le treuillard dans sa guitoune, ou même l’accompagnant.

C’est le « coup de chaleur » (en termes savants : hyperthermie maligne)dont les causes associent le climat (chaleur externe), l’effort physique (chaleur interne), ou les deux.

 

 

 

L’homo sapiens sapiens est un animal à sang chaud dont la température doit rester constante. En cas d’élévation de la température interne, le corps évacue la chaleur produite en accentuant la circulation au niveau de la peau (voila pourquoi on est rouge quand on a chaud) qui, grâce à la transpiration fera perdre quelques degrés au corps à la manière d’un radiateur d’automobile. Cette hyper-vascularisation cutanée se fera au détriment d’autres organes, par exemple l’appareil digestif, dont le fonctionnement n’est pas urgent.

Mais si l’homo précédent  décide de faire un effort (pousser un planeur, courir chercher le câble, ou même contracter involontairement ses muscles en vol), la circulation augmentera au niveau des muscles, entrant en compétition avec la circulation cutanée, et rendra les mécanismes de compensation inopérants.

Survient alors, de façon insidieuse le plus souvent, fièvre très élevée (40° ou plus), accompagnée de troubles neurologiques (syncope, troubles du comportement), voire de choc cardio-vasculaire. Nous sommes à un stade beaucoup plus grave que l’insolation puisque la mortalité atteint 10%.

Les circonstances de survenue sont bien sûr, une température élevée (mais dans 50% des cas, la température était inférieure à 25°), un confinement (voiture fermée, cabine de treuillage), une fatigue préexistante, une prise d’alcool, une pathologie (obésité, diabète).

Que faire ?

1) Pour éviter le coup de chaleur : Se mettre à l’ombre, aux courants d’air, porter des vêtements amples et légers, boire beaucoup (de l’eau !). Et si possible changer de poste dès que l’inconfort se fait sentir.

2) Pour soigner le coup de chaleur : Si le treuillard ne respecte plus la procédure radio et se met à chanter du Chantal Goya, sortez le de sa cabine, mettez le à l’ombre, déshabillez le, aspergez le d’eau fraiche (pas de glace pour éviter un choc thermique) et faites le boire. S’il a perdu connaissance, allongez le sur le côté et appelez le médecin.

Bons vols à tous

 

Docteur Patrick Duchesnay - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Médecin agréé aéronautique
Médecin de l'Equipe Technique Régionale de Vol à Voile de Bretagne 

Mise à jour le Samedi, 13 Juin 2009 11:21
 
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